Faustine Eyries, Berkani Noémie: caméra 413743 | caméra 413743 - Tokyo - Japan

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Faustine Eyries, Berkani Noémie

caméra 413743

caméra 413743 - Tokyo - Japan

lat.: 35.689506, long.: 139.691700

About the work

The surveillance camera consists of digital images. Therefore, it completely echoes the current situation. Indeed, many of the landscapes we see are only the reflection of our screens. Starting from this principle, we questioned ourselves on what could be a digital sound.
What could we hear on these live videos ?
It turned out that in my second year, I had worked on the transfer between sound and image (Faustine). Thanks to Audacity it was possible to rasterize images and insert them as raw data into the software. This way, the images produced a sound, or rather a noise, white and deaf. The software then starts reading the frame of the photo like a music score, giving us the sound of the digital image.
With Noémie we chose to continue working on this mysterious and random process. Indeed, we didn't want to create a soundscape that would allow us to project ourselves, but rather the unique soundscape is concrete from these screens.
Our choice was camera 413743 live from Japan, in Tokyo. We still did some imaginative work on the sounds that could be heard there, to enhance our own sound.
It's a night landscape, probably a garbage dump. We therefore took the digital noise of the image grains as a basis for our work, and then embellished it with sounds and sound effects that we projected there (such as cars in the distance, or broken glass), while working on the tonalities and temporality of the bass and treble. It is precisely the "noise" and "repetitive" effect that intrigued us and that we wanted to preserve.
The goal not being to distort the soundtrack, we have chosen to remain in an auditory sobriety. We have therefore not experimented with any kind of auditory aesthetics, since it is the Audacity program itself that randomly reads these frames specific to each image.

This process is very interesting because we obtain a sound, certainly not very pleasant or melodious, but raw and digital, specific to this landscape.

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La caméra de surveillance est constituée d’images numériques. De ce fait, elle fait complètement écho avec la situation actuelle. En effet, beaucoup des paysages que nous voyons ne sont que le reflet de nos écrans. En partant de ce principe, nous nous sommes questionnées sur ce que pourrait être un son numérique.

Qu'est-ce que donne à entendre ces vidéos en direct, avides de son ?
Il s'est avéré qu'en deuxième année, j’avais travaillé sur le transfert entre son et image (Faustine). Grâce à Audacity il a été possible de tramer des images et de les insérer comme données brutes dans le logiciel. Ainsi ces dernières faisaient naître un son, ou plutôt un bruit, blanc et sourd. C'est donc le logiciel qui se met à lire la trame de la photo comme une partition de musique, nous offrant ainsi le son de l'image numérique.

Avec Noémie nous avons choisi de continuer à travailler sur ce processus mystérieux et aléatoire. En effet, nous n'avons pas voulu réaliser un soundscape qui permette de se projeter mais plutôt le soundscape unique est concret de ces écrans.
Notre choix a été la caméra 413743 en direct du Japon, à Tokyo. Nous avons tout de même réalisé un travail d'imagination sur les sons que l'on pourrait y entendre, pour agrémenter son son propre.
C'est un paysage de nuit, sans doute une déchetterie. Nous avons donc pris comme base de travail le bruit numérique des grains de l'image, pour ensuite l’agrémenter avec des sons et effets sonores que nous projetions à cet endroit (tels que des voitures au loin, ou du verre qui se brise), tout en travaillant sur les tonalités et la temporalité des graves et des aigus C'est justement l'effet « bruit » et « répétitif » qui nous ont intriguées et que nous voulions conserver.

Le but n'étant pas de dénaturer la bande sonore, nous avons pris le parti pris de rester dans une sobriété auditive. Nous n'avons donc pas fait l’expérimentation d’une quelconque esthétique auditive, étant donné que c'est le programme Audacity lui-même qui lit aléatoirement ces trames propres à chaque image.

Ce processus est très intéressant car nous obtenons un son, certes peu agréable ou mélodieux, mais brut et numérique, propre à ce paysage.

About the artist

ESADTPM (École supérieure d'art et de design Toulon Provence Méditerranée)